Portrait

Pour le Ernest Fest l’année dernière, on avait demandé à Alice et Victor de s’occuper de la partie salée, on pensait alors qu’ils partiraient sur des sandwiches avec un petit twist gastro. Ils ont débarqué en shorts et en basket, dans leur Fiat panda Turbo.

Et ils ont dressé des ceviche de cabillaud toute la journée, avec un houmous maison, du jus de carotte et des petites fleurs comestibles. Ça avait fait un tabac sur le belvédère du parc de Belleville.
Elle est d’origine italienne et a muri au Brésil. Il est du XIe et a grandi à Bagnolet. Ils ont beaucoup voyagé en Asie après avoir fait leurs classes chez les plus grands de la gastronomie à Paris mais aussi à Londres. Puis c’est à Ménilmontant qu’ils ont finalement décidé de s’installer.

Imagine les deux personnes les plus décontractées du monde, les plus abordables, qui en plus maîtrisent à la perfection leur art pour le partager dans un cadre où plus rien n’est à prouver à quiconque. « On n’a pas eu envie de reproduire une cuisine réservée à l’élite », résume Victor. De leurs prestigieux cursus, ils ont conservé la maîtrise des techniques et l’exigence des bons produits.