Portrait

L’endroit répond à un besoin de se régaler différemment.
La disposition n’exige pas la convivialité : elle l’impose.

Michel tout court, ou Michel-Michel ; on n’a pas tout à fait saisi, mais apparemment c’est la blague du coin d’apostropher tout le monde par ce rond prénom. Romain Tischenko, lauréat de la première édition de « Top Chef », et son frère Max tiennent, depuis cinq ans, Le Galopin : repaire connu des gastronomes de l’est parisien (et pas que…). Et depuis l’an dernier, ils ont ouvert La Cave à Michel, attenante à leur restaurant. L’endroit répond à un besoin de se régaler différemment : debout, en posant sa ration de petit délice (assiette de 2 à 10 euros) sur le comptoir étroit accroché sur toute la longueur de la salle.

La disposition n’exige pas la convivialité : elle l’impose. « On y propose des canons et des tapas », sous-estime Romain. Parce que, question vins, la sélection est éprouvée et les artisans dont on met les nectars en bouche ont été rigoureusement élus par nos trois « Michel ».
Et question « tapas », comme le dit Romain, il s’agit du fruit de son inventivité et de son talent si bien reconnus. Bref, si on vous disait qu’il s’agit d’un bar à vins et à tapas, vous passeriez peut-être votre chemin. Sans goûter au temps divin-stallé du bienheureux comptoir ?