Portrait

La Place de la Bourse, la fontaine des Trois Grâces, le miroir d’eau et les quais de Garonne : le décor tient de la magie et le pari des époux Despons s’annonçait audacieux.

La Bourse et la vie ! Il y a huit ans, quand Cécile et Eric Despons ont pris possession de ce magnifique bâtiment classé au patrimoine de l’UNESCO, aucun établissement n’existait pour accueillir les nombreux passants du lieu le plus visité de Bordeaux. La Place de la Bourse, la fontaine des Trois Grâces, le miroir d’eau et les quais de Garonne : le décor tient de la magie et le pari des époux Despons s’annonçait audacieux. « On voulait que cette place soit intégrée à la vie des Bordelais, peu importe le panier », racontent-ils.

 

Partis d’une pierre blanche – ils ont du faire construire l’escalier central qui n’existait pas – ils ont imaginé un établissement à vocations multiples. Cela donne un bar « lounge » au rez-de-chaussée (le Dix), avec terrasse sur la place ; un bistrot gourmand au premier étage ; un restaurant gastronomique au deuxième et, au dernier, un espace (Trianon) récemment ouvert pour les séminaires d’entreprises et locations privées. Dans l’esprit de ses propriétaires, le Gabriel est ouvert sur la ville et à tous ceux qui l’habitent ou la fréquentent. On peut donc s’y assoir juste pour prendre un café en terrasse, ou à la table prestigieuse de Nicolas Frion, le chef étoilé venu du Chapon Fin, il y a deux ans…

 

De bas en haut, le Gabriel se veut « chic et agréable ». Commençons par Le « Dix », au rez-de-chaussée qui tient à sa réputation de bar à cocktails et qui l’entretient en organisant, une fois par mois (sur réservation), un atelier animé par ses barmen qui vous initient à leurs techniques et associations. On peut y voir l’influence du patron, Eric Despons qui a longtemps travaillé, auparavant, dans les bars de palaces. Mais on vous conseille aussi, la tasse thé et la pâtisserie maison consommées en terrasse avec vue sur la place et soleil sur la Garonne…

Et si ça vous ouvre l’appétit, il y a de quoi régler le problème de façon éclatante, au premier comme au deuxième étage. Le must, c’est d’avoir une table près d’une fenêtre pour allier les plaisirs des yeux à ceux du nez et de la bouche. Pour cela, mieux vaut réserver à l’avance. C’est bistrot mais tendance gastro. Bistronomique quoi ! Pour le gastronomique, il faut encore monter d’un étage. Là, Nicolas Frion donne libre cours à son talent associant des bases classiques à une inventivité curieuse et inspirée.

Au Gabriel, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les… Bourse