Portrait

Si tu rentres dans ce Pressing, on ne te garantit pas que ta chemise sera plus propre en en sortant qu’en y entrant.

Si tu rentres dans ce Pressing, on ne te garantit pas que ta chemise sera plus propre en en sortant qu’en y entrant. Parce que c’est pas impossible que tu la tombes ta chemise, en dansant comme un(e) bienheureux(se) sur le comptoir où le taulier est monté t’accompagner. Et ouais, tu sais ce que c’est, une bonne musique qui monte qui monte, des petits verres autour des petites bouchées qui descendent qui descendent. Et c’est parti pour une soirée d’enfer, rue du Paradis.

Les anges (ou démons ?) gardiens s’appellent Arnaud et Valentin qui ont uni leurs savoirs pour créer cet endroit jovial et gourmand. D’abord Arnaud qui a longtemps travaillé dans l’événementiel culinaire organisant, notamment, le « Festival Super Barquettes » au Wanderlust. Il a ensuite lancé le concept du « Pressing, Panini en mieux ». En gros, il a demandé à plusieurs chefs réputés de concevoir une recette de sandwich toasté et s’est installé chez eux leurs soirs de fermeture. Par exemple, pour le « Bébert » (inventé par Bertrand Grébaut, chef étoilé du Septime), cela donne : joue de bœuf, oignons caramélisés, mimolette vieille, pickles de chou et sauce tabasco maison. Le tout entouré par du pain de Gontran Cherrier, fameux artisan boulanger du XVIIIe.

Ensuite Valentin, Diplômé de l’école hôtelière Médéric, il a fait ses classes, pendant de longues années, au J’Go de Saint-Germain, haut-lieu de la « Gasconnerie ». Il y a appris l’amour du produit et de celui qui le façonne. Mais aussi à aimer la clientèle. Il n’en démord pas : « l’accueil, c’est le plus important. Quand tu passes la porte, je te reçois comme chez moi et je m’occupe de toi. Le bon accueil, ça excuse plein de trucs… »

Malgré leurs nombreuses activités et relations communes sur Paris, Arnaud et Valentin se sont rencontrés au Pays basque. A Hasparren (aspirer le « H » et bien racler les « R » au fond de la gorge) précisément. Chez Eric Ospital, le charcutier qui a relancé le jambon de Bayonne authentique sous le label Ibaiona. Très vite l’envie de monter une affaire ensemble s’est imposée et, avec deux autres associés (Victor et Camille), ils se sont installés rue du Paradis. On y a va le midi pour manger des panini extraordinaires (pas ordinaires, quoi) et le soir, à l’heure de l’apéro, l’endroit se transforme en « bar à manger » avec plein de bonnes choses à partager dans des assiettes communes ou pas. Et après, on y boit, on y chante et on y danse…